La justice a tranché




La Justice a tranché !


Plus de 5 ans après leur saisie par les autorités suite aux enquêtes de One Voice, le dernier verdict est tombé pour l'ancien propriétaire des 10 tigres.

Cette condamnation pour maltraitance marque une étape importante dans le respect des animaux sauvages et de leurs besoins.

La maltraitance ne se caractérise pas que par les coups de fouet, et c'est ce qui caractérise cette affaire : les conditions de détention inadéquates peuvent être maltraitantes ; les tigres n'étant pas sortis de leur remorque pendant des années. Et c'est ce que porte la loi de 2021 mettant fin aux animaux dans les cirques itinérants en 2028 : l'évolution morale de la société sur le bien-être animal.

Cette affaire a été portée au tribunal par plusieurs associations : One Voice, la Fondation Brigitte Bardot et l’association Stéphane Lamart.
La Justice exige le versement d'une amende relative aux frais d'entretien et de soins des tigres depuis 2020. A laquelle s'ajoutent des amendes pour la vente non déclarée de bébés tigres et pour les frais de justice engendrés par les diverses associations.

La sanction, qui a le mérite d'être dissuasive contre tout acte maltraitant, ne porte pourtant pas sur le sujet qui nous touche directement depuis l'arrivée des tigres au refuge : LA CONSANGUINITÉ.
Car celle-ci impacte chaque jour le travail de nos soigneurs et vétérinaires. La reproduction et l'ultra sélection pour la création de tigres complètement blancs, sans rayures et de tigres dorés (roux sans rayures) leur cause d'innombrables problèmes de santé et des traitements à vie. Le non-encadrement législatif de ces reproductions permet la création d'animaux malades toute leur vie... Une autre forme de maltraitance ?

Nous ne nous réjouissons pas d'un tel verdict quand toute cette affaire aurait pu être évitée : au lieu de conserver les animaux sans fin dans des conditions inadaptées, Tonga est ouvert au dialogue et disposé à trouver pacifiquement des solutions pour les animaux.
Depuis 5 ans, les tigres ont pu découvrir l'herbe et le repos au refuge, mais nous ne pouvions pas les placer dans une autre structure avant la fin du procès. Nous pouvons donc désormais travailler sur leur placement définitif.



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